#1 Re : DOUBLAGE » question à propos du cartonnage avant rentoilage » Aujourd'hui 15:37:21

Bonjour,
Les préparations rouges étaient (sont) des préparations grasse (à l'huile) de la toile à peindre à (couche d'impression) (voir : https://cicrp.info/caracterisation-cons … e-siecles/.
Mais on peut aussi trouver (plutôt au XVI et XVIIe) des préparations maigres (à la colle de peau) rouges argileuses qui réagissent violemment à l'apport d'eau lors d'une restauration.
Selon le type de préparation il faut adopter des attitudes différentes.
Traditionnellement, la (ou les) couche(s) de préparation se pose(nt) après l'encollage et avant une éventuelle couche d'impression.
Et merci pour votre gentillesse.

#2 Re : DIVERS » Craquelures nombreuses en relief sur portrait début 19e » 11-08-2022 15:28:20

Merci pour cette précision.
J'ai lancé un appel, si j'ai de nouvelles informations, je vous en fera part rapidement.

#3 Re : DIVERS » Craquelures nombreuses en relief sur portrait début 19e » 09-08-2022 15:18:43

Bonjour Anne Marie,
Je ne connais pas l'usage de la Glycérine sur une toile. Faites peut-être un test en local, les matériaux des années 40-50 ne sont déjà plus les mêmes que ceux du milieu XIXe.
Et oui, à y regarder de plus près, c'est vrai que le bras ne semble pas de la même facture... Peut-être l'acceptation est-elle une bonne piste pour ce tableau ?
En tout cas, merci pour votre retour et de nous tenir au courant.
Bon courage.

#4 Re : DIVERS » Craquelures nombreuses en relief sur portrait début 19e » 09-08-2022 07:19:07

Bonjour AMB,

Les photos sont un peu petites pour avoir une bonne visualisation, mais, comme vous me le disiez dans votre mail, je ne suis pas certain qu'une intervention par cartonnage à la colle de peau soit une bonne idée du fait, d'une part de votre intervention à la BEVA qui risque de bloquer la colle de peau et de l'empêcher de traverser et en cela de risquer une transposition spontanée.

Pour ma part, j'aurais plutôt commencé les opérations par un refixage généralisé par le dos au Klugel C, qui n'est certes pas réversible, mais qui a une forte capacité de reprise des soulèvements.

Le problème de ces craquelures est qu'elles ne sont pas des craquelures prématurées (trop homogènes) mais qu'elles se comportent comme telles. Avez-vous une idée de ce qui a occasionné la déformation du support ? La toile a été roulée ?

Si le tableau le supporte (faire un test de chaleur pour voir), je vous aurais presque conseillé de faire un rentoilage à la cire-résine. L'imprégnation globale permet normalement de reprendre se type de craquelures, mais défaire pour refaire reste un choc pour le tableau et un coup pour le client.

Si vous pensez que l'ensemble est stable, peut-être vaut-il mieux accepter son vieillissement "prématuré" et attendre que le doublage BEVA présente des signes de faiblesse pour envisager un rentoilage cire-résine ?

Désolé de ne pouvoir vous donner un conseil plus précis ou directif, mais ce type de problème délicat nécessite un rapport direct avec le tableau pour pouvoir définir un diagnostic clair. Et comme vous êtes déjà intervenue, et que le tableau semble stable, je crois que je n'irais pas chercher les ennuis en tentant de faire autre chose. C'est comme pour nous, il faut savoir accepter l'irrémédiable.

Tenez-nous au courant de ce que vous décidez.
Cordialement,
Denis

#6 Re : DIVERS » Craquelures nombreuses en relief sur portrait début 19e » 03-08-2022 06:55:45

Bonjour,
Désolé pour cette réponse tardive.
Pour la table chauffante, celle-ci peut, normalement, avoir sa température réglable, mais si les empâtements sont importants, (et n'en n'ayant jamais utilisé moi-même), peut-être serait-ce risqué.
Avez-vous fait des tests des chaleurs avant le doublage ? Cela permet de savoir si la CP peut résister ou non.
Sinon, êtes vous certaines que les craquelures proviennent exclusivement de la déformation de la toile. La peinture au goudron au XIX et certains siccatif peuvent entrainer l'apparition de nombreuses craquelures prématurées qui sont le plus souvent irrécupérables.
Je vous contacte en message privé pour voir avec vous s'il est possible d'avoir quelques photos que je mettrais dans votre message.
Cordialement,
Denis

#7 Re : REFIXAGE » Craquellement peinture acrylique » 30-05-2022 09:41:41

Bonjour,

D'après votre question, et sauf erreur de ma part, vous n'êtes pas restaurateur. La question de refixer avec du vernis me donnant cette impression.
Si c'est bien le cas, sachez que le refixage est une opération délicate et qu'elle s'effectue avec des produits spécifiques, par la face de façon localisée (le plus souvent à l'aide d'une spature chauffante après test de résistance de la peinture à la chaleur) ou par le dos de façon généralisée.

De plus, l'écaillage d'une acrylique provient dans la plupart des cas, soit d'une mauvaise utilisation des produits, soit d'un mouvement important du support. Ce qui fait qu'il faut s'attendre à une continuité de la dégradation.

Afin d'essayer de vous aider, merci de nous préciser votre statut (restaurateur, peintre, juste le propriétaire du tableau), le support (toile de lin, de coton, mixte ou autre [jute, chanvre...] et sa taille approximative, si elle est bien tendue, s'il y a une préparation et si possible de quel type) et si vous connaissez l'âge du tableau.

Dans l'attente de vos précisions.
Cordialement,
Denis

#8 Re : Création » Marouflage différents lés de papier » 12-05-2022 09:08:39

À mon avis, si vous prenez, ne serait-ce qu'un contreplaqué de 0,5cm il ne devrait pas se courber.
À mon sens, l'idée est de rendre l'opération la plus simple possible et doubler le papier ne me semble pas apporter grand chose, sinon un risque supplémentaire de décollage entre couche... moins vous avez de couche, moins vous avez de risque de décollage et plus il sera simple de bien juxtaposer les choses.

Pensez au fait que ce type de bois est fait pour supporter du poids lors de son utilisation en étagère par exemple, donc, je ne pense pas que le poids du papier pose problème.

Je suis pour ma part un fervent adepte des tests pour ce genre de chose... et comme je ne sais pas comment vous compter maroufler (par la face par imprégnation ou par le dos par contact), je ne sais pas trop quoi vous conseiller. Néanmoins, dans les deux cas, je reste assez certain que le poids n'est pas un problème... sauf si vous prenez des planches vraiment très fines !

Tenez-nous au courant.
Bonne journée.
Denis

#9 Re : Création » Marouflage différents lés de papier » 12-05-2022 07:01:58

Bonjour,

C'est bien ça que j'appelle "métasupport". Désolé de ne pas avoir été très clair.

Sinon, je pense que l'épaisseur du bois tient plus aux nécessités de fixage des panneaux entre eux qu'à l'épaisseur de la feuille.
Il y a  des contreplaqués (je crois qu'ils sont dits marins) qui ont une bonne résistance à l'humidité. Vous pouvez aussi, si vous voulez isoler le revers, l'enduire d'une cire résine (cire d'abeille et gomme Damar), particulièrement efficace pour isoler de l'humidité.
Peut-être, selon la façon, le nombre de panneaux et les endroits où vous voulez les exposer, devriez-vous envisager un système de tasseaux au dos des plaques permettant de faciliter le montage... tout ça dépend de beaucoup de facteurs !

Sur le marouflage lui-même, je ne suis pas spécialiste, surtout si le papier est déjà peint et n'oserais donc pas vous donner des conseils sur le sujet. J'ai cherché un peu, mais je ne suis pour le moment tombé sur rien de probant. Aussi, je ne pourrais hélas vous aider sur le sujet. N'hésitez pas à nous dire si vous trouvez de bonnes références.

Sinon, pas de soucis pour votre réponse tardive, je comprends. Tenez-nous au courant.
Je reste à votre écoute en cas de besoin.

Cordialement,
Denis

#10 Re : DIVERS » Blanc de plomb qui devient gris » 16-04-2022 15:47:35

Bonjour,

Pour ma part, j'ai préparé un certain nombre de toiles moi-même (décatissage [pour supprimer l'apprêt], mise en tension, encollage à la colle de peau avec fongicide [éconacide alcoolique] et gesso acrylique tout fait en deux couches).
Ces toiles ont une vingtaine d'années et aucune n'a bougé (une fois encollée ce sont de vrais tambours !-) et je n'ai eu aucune réaction.
Je vais chercher pour voir si je peux vous trouver l'information, mais il faudrait trouver non seulement d'où proviennent les tissus, leur préparation et le lieu de l'agriculture de la plante (à savoir s’il y a des pesticides et fongicides utilisés ainsi que le type d'engrais), et la composition de leur "encollage" et préparation.
De façon quasi certaine, les "grands fabricants" n'utilisent pas de colle de peau mais un encollage acrylique, parfois même directement un gesso. Ça se voit au manque de tension des toiles du commerce.
Je reviens vers vous si je trouve quelque chose.

#11 Re : DIVERS » Blanc de plomb qui devient gris » 16-04-2022 07:59:15

Bonjour,

Il est en effet possible que le lin et/ou le coton utilisés pour les toiles aient poussés à l'aide de pesticides ou d'engrais possédant des composés sulfurés qui se retrouve dans la fibre et qui réagissent avec le blanc de plomb.
En dehors de cela, le vermillon, par exemple, qui en contient réagit aussi avec le blanc de plomb.
Je ne peux donc confirmer cette information, mais elle est tout à fait possible.
Quoi qu'il en soit, c'est une réaction irréversible. Sincèrement désolé pour cela.
La seule chose que vous pouvez faire à l'avenir, c'est de bien encoller vos toiles et d'y appliqué une préparation suffisante pour bien l'isoler de la peinture.
Avez-vous remarqué si les toiles étaient toutes de la même marque ? Où, dans le cas où vous les préparer vous-mêmes, si elles venaient du même fabriquant ?

#12 Re : DOUBLAGE » ancien rentoilage » 15-04-2022 06:15:41

Bonjour,

Je crains que oui. D'autant plus si le rentoilage a été fait à la colle de pâte, celle-ci risque de se dégrader voir de pourrir après le dégât des eaux.
Quand vous parlez de gondolement, j'imagine que ce sont des zones où les deux toiles se séparent ?
Et je pense qu'il est difficile de reprendre une déchirure sur deux plans.
Mais attendez peut-être un peu pour voir s'il n'y a pas un autre avis qui tombe.
Bon courage.

#13 Re : Création » Marouflage différents lés de papier » 14-04-2022 17:33:13

Bonjour,

Alors, dans le désordre, EVA est pour éthylène-acétate de vinyle (https://fr.wikipedia.org/wiki/Éthylène- … _de_vinyle que je ne connais pas non plus, mais qui semble une colle assez souple.

La question est vos collages sont-ils définitifs ou non ?

D'un point de vue logique, j'aurais tendance à penser qu'il aurait été préférable de faire votre préparation avant. Sur un panneau de bois, vous auriez pu encoller (par exemple à la colle de peau pour une parfaite adhérence) vos papiers, puis poser votre gesso universel. Je pense que c'est la solution la plus simple pour avoir un support sans délimitation.

Si vous mettez vos feuilles sur des supports différents puis que vous assemblez les supports, je pense qu'il y a un risque plus important de rupture. Il faut que vos supports soient parfaitement à la taille de vos feuilles, que leurs côtés soient parfaitement lisses et droits, et que vous trouviez un système pour les fixer entre eux. Si une feuille n'est pas parfaitement posée sur le support, vous avez un risque supplémentaire de rupture... bref, vous doublez la problématique.

Je pense comme vous que le bois est surement la meilleure solution, d'autant plus que vous pouvez faire couper des planches à la taille exacte qu'il vous faut.
Je pense aussi qu'il est difficile, sans risquer de dommage, d'aller chercher une réversibilité de votre action.

N'étant pas spécialiste du marouflage, et ne connaissant pas la colle Ovalit ni la Light Molding Paste, mais connaissant la méthycellulose, j'aurais tendance à aller vers le mélange que l'on vous a conseillé. La méthycellulose est souple et possède un temps de séchage suffisant pour les ajustements. Son problème est que son épaisseur va vous obliger à être très attentif pour avoir des collages homogènes.

Personnellement, je ferais un test en imprégnation avec de la colle de peau de lapin, très liquide et qui n'occasionne donc aucune épaisseur entre le papier et le support.
C'est d'ailleurs cette idée de test que je trouve la plus intéressante dans mon propos. Si vous avez des papiers déjà peints, mais que vous ne comptez pas utiliser (esquisse, travail non abouti...), faites des tests. Découpez ces papiers en 3 ou 4 tronçons et faites des tests sur de petites surfaces ! Pour ma part, c'est ce que je ferais !

Enfin, avez-vous songé à ne pas joindre vos feuilles ? Vous pourriez préparer un "métasupport" qui vous permettrait de fixer vos travaux en laissant un espace fixe entre chaque planche. Cela vous permettrait de pouvoir démonter le tout facilement pour transport et j'ai vu certains artistes qui composaient ainsi des œuvres multisupports et recomposaient le tout en laissant un espace. Vous pouvez même à ce moment jouer avec des parties de tailles différentes si ça vous chante.

Désolé de ne pouvoir trancher vos questions et, je me répète, je commencerais par des tests avant de tenter les assemblages finaux... comme on dit, prudence est mère de toutes les suretés !

Tenez-nous au courant de vos avancées, ça servira surement à d'autres.
Restant à votre écoute pour continuer cet échange si cela peut vous aider.

Cordialement,
Denis

#14 Re : CONSERVATION » Pastel sur carton déchiré » 13-04-2022 17:57:34

Bonjour,
L'atelier du temps passé à qui j'ai demandé de l'aide, a besoin de précision pour pouvoir vous répondre. Voici ses questions et remarques :
La question est trop générale pour pouvoir y apporter une réponse simple...

  • Des photos seraient plus qu'appropriées !

  • Qu'est ce qui est fendu ? le carton ? curieux d'être monté sur un châssis...

  • Est-ce que ça a été fait avant ou après la création du pastel ?

  • Normalement un pastel est protégé par une vitre (sans contact direct bien sûr) posée sur une rehausse de 2 mm (minimum), maintenu par un coffrage.
    Est-ce que ça a été le cas ?

  • Quelle est la fonction de ce châssis ?

  • De quand date ce pastel ? Est-il sec ou gras, ou technique mixte ?

  • Si c'est un pastel réalisé sur un papier fort, comment est-il monté sur le châssis ?

  • Normalement les papiers sont posés, voire marouflés sur une toile intermédiaire...

Bref, cette question simple en appelle de nombreuses autres...

Je rajoute que si vous voulez de l'aide, merci de nous répondre. Pour les photos, contactez-moi en message privé et je vous donnerais une adresse email pour l'envoie des photos. Je les intègrerais à réception.
Cordialement,
D.

#15 Re : CONSERVATION » Pastel sur carton déchiré » 09-04-2022 07:57:22

Bonjour,

Pour bien comprendre, le carton est-il coller, agrafer ou cloué sur le châssis ?
Le pastel est-il stable sur le carton ?
Y a-t-il une forte déformation autour de la déchirure ?

je me renseigne et je reviens vers vous dès que possible.

#16 Re : CONSERVATION » trous d'envol sur statue polychrome » 22-03-2022 14:31:25

N'hésitez pas revenir sur le forum, il est justement là pour ça.
Et merci à vous de nous avoir tenu au courant.
Bonne semaine.
Denis

#17 Re : NETTOYAGE » allègement vernis roux » 14-03-2022 18:22:03

Bonjour,
De rien, content d'avoir pu vous aider.
Bon courage.

#18 Re : NETTOYAGE » allègement vernis roux » 13-03-2022 10:48:27

Avez-vous bien rincé le Décon à l'eau déminéralisée ?
Sinon, l'acétate d'éthylique peut s'utiliser pure.
Tenez-nous au courant.
Cordialement,
Denis

#19 Re : NETTOYAGE » allègement vernis roux » 12-03-2022 07:17:03

Bonjour,

Un premier conseil : éviter d'utiliser le WS qui contient un tas de produit qui reste en dépôt sur la couche picturale et préférez-lui l'isooctane qui est pur.

Avez-vous décrassez le tableau avant ? Un dépôt de crasse peu gêner l'action du solvant et obliger à utiliser un solvant trop fort.

Sinon, l'acétate d'éthylique est un des solvant les plus doux, donc difficile de faire moins fort.
De quand date votre peinture ?

Cordialement,
Denis

#20 Re : CONSERVATION » trous d'envol sur statue polychrome » 19-02-2022 07:39:06

Bonjour,

Je pense qu'il faut en parler avec votre commanditaire et lui expliquer les avantages d'une telle opération et lui indiquer le coût supplémentaire que cela entraine.

D'un point de vu conservatif, boucher les trous représente-t-il un plus ? Face à l'humidité de l'église ? Face à d'éventuelles attaques futures d'insectes ?
Cela sera-t-il visible (simple bouchage ou réintégration après bouchage) ?

Déontologiquement, si l'opération est réversible, il n'y a aucun problème, si elle ne l'est pas, c'est à discuter aux vues des avantages que cela peut amener.

Comme je vous le disais, le mieux est d'en parler avec votre commanditaire.
Tenez-nous au courant de ce qui a été décidé.

Restant à votre écoute.
Cordialement,
Denis

#21 Re : DIVERS » Problème allègement de vernis » 02-02-2022 18:44:16

Bonjour,

Alors faite attention, le DMF étant très puissant et sa rétention longue. Faite un test sur deux trois zones (couleurs différentes) et attendez 48h pour voir si la peinture ne réagit pas sur le long terme... le DMF ne pouvant être neutralisé.

Et même dehors, utilisez un masque adéquat aux produits chimiques ! C'est vraiment très nocif !

#22 Re : DIVERS » Problème allègement de vernis » 02-02-2022 08:51:57

Bonjour,

Vous pouvez essayer Methyléthylcétone/isopropanol à 50/50.

Et sinon, vous pouvez tenter le DMF (DiMéthylFormamide). Par contre, c'est un produit très toxique (il faut travailler avec un masque adéquate avec filtre pour produit chimique dans une pièce ventilée) et le temps de rétention est très long (il vaut mieux attendre plusieurs semaines une fois l'opération terminée pour passer à la suivante. J'insiste sur le fait que c'est très toxique et qu'il faut avoir au moins une demi-journée de ventilation de la pièce dans laquelle vous travaillez entre le moment où vous la quittez et celui où vous y revenez.
Il arrive sur certains vernis très durs qu'il faille poser le DMF (toujours sur des petits carrés), attendre un peu, puis ramasser le vernis au scalpel.
Il est aussi possible de l'utiliser en "badigeon" dans dans la tylose, mais je ne suis pas certain que ce soit bien de la tylose ni le mode d'utilisation.

La dernière solution est l'arrasage mécanique complet au scalpel, ou, si vous en trouver une, une ponceuse de dentiste ! Il arrive qu'une fois entamer par le scalpel, le verni réagisse plus au mélange Methyléthylcétone/isopropanol.

Désolé de ne pouvoir vous aider davantage.
Tenez-nous au courant.

#23 Re : DIVERS » Comment reconnaître la peinture acrylique et la peinture à l'huile ? » 20-01-2022 09:41:37

Bonjour,

Une huile de trente ans n'est pas encore totalement polymérisée, elle est donc très sensible aux solvants.
L'acrylique donne un aspect "plastifié" qui peut se reconnaitre... hélas surtout sur les empâtements ! Elle se présente sous forme de "film", même si cet aspect est difficilement détectable sur une peinture en frottis sans aucune épaisseur.

Si la peinture est vernie, ça se corse encore un peu plus. Si elle n'est pas vernis et que le peintre n'a pas utilisé de médium, l'huile devrait avoir un aspect "un peu plus mâte".

Quoi qu'il en soit, si c'est pour un nettoyage, dans les deux cas, les tests vous permettront de savoir quel produit utiliser.
Désolé de ne pouvoir vous en dire plus.

#24 Re : FORMATION » reconversion professionnelle » 20-01-2022 09:33:37

Bonjour Natalia,

Avant toute chose, je voulais vous dire que je vous comprenais, et que quand un métier devient pénible il est difficile de continuer à le pratiquer. Il semblerait que votre conseiller ne soit pas très à votre écoute en vous invitant à ne pas évoluer, mais je vois ça de très loin, aussi ce n'est qu'un avis qui ne vaut pas grand-chose.
De plus, ce n'est pas un métier sur le déclin, bien au contraire, c'est un métier qui évolue sans cesse et qui présente même pour la peinture "moderne" des nécessités supérieures à la peinture "classique" du fait des techniques et matériaux hétéroclites qui y sont utilisés.

Pour ce qui est de la restauration de patrimoine, vous trouverez plusieurs métiers de restauration : tableau, sculpture, dorure, vitrail, porcelaine, meuble (ébénisterie)... et si j'ai cru comprendre qu'il y avait un peu travail dans la restauration de vitraux, je ne peux hélas vous l'affirmer. Ce dont je peux vous parler c'est de la restauration de tableaux et d'objets d'art polychromes.

Vous trouverez plusieurs écoles et/ou ateliers qui vous proposent des formations, mais peu sont diplômantes et labellisées Qualiopi permettant une prise en charge selon votre dossier (la prise en charge étant toujours soumise à condition). La formation proposée par l'atelier du temps passée (http://www.atpformation.com) l'est, et vous trouverez à la page http://www.3atp.org/les-filieres-de-for … e-tableaux plus de formations. À noter que si vous vivez dans le nord, l'IRPA https://www.kikirpa.be/fr à Bruxelles propose aussi une excellente formation.

Il vous faut compter 3 ans, et il vous faudra acquérir des connaissances en physique-chimie (très important), en histoire de l'art et en peinture et dessin.

Il faut savoir qu'il y a peu d'embauche dans le métier et que les instituions (demande une formation de type universitaire et surtout celle de l'INP (https://www.inp.fr/Formation-initiale-et-continue) dont l'entrée est sur concours. On trouve peu d'embauches aussi dans les ateliers privés, principalement pour des raisons d'assurance, et le marché commence à se saturer, il est donc nécessaire de songer à vous mettre à votre compte, et à trouver une région qui présente à la fois un potentiel de patrimoine, mais aussi pas trop de concurrence. En cela, il est effectivement aujourd'hui difficile de trouver sa place. Si vous avez déjà une pratique de l'art pictural, donner des cours de dessin et peinture est souvent un complément non négligeable de revenu, surtout en un premier temps.
Vous pouvez aussi adopter une attitude collaborative en essayant de vous associer avec d'autres restaurateur·trices (dorure, ébénisterie) pour proposer un service complet.

En cela, il n'y a donc effectivement qu'un minimum de débouchés.

D'un autre côté et pour avoir pratiqué le métier après un autre métier sclérosant, j'avoue que ce métier m'a lavé de tout un tas de choses et que je m'y suis épanoui... même si j'ai dû l'abandonner pour raison personnelle (changement de région).

Je ne peux donc vous apporter de conseils qui vont dans un sens ou dans l'autre. C'est un pari risqué, mais qui, s'il réussit, est porteur d'une grande satisfaction.
Renseignez-vous sur les autres métiers de la restauration, ou, éventuellement, sur les besoins à l'international si vous pouvez quitter le pays. Peut-être d'autres branches sont-elles moins saturées ou d'autres pays plus ouvert en besoin.

Quant au côté porteur et en pleine expansion qu'est la banque, je ne suis pas certain qu'elle soit porteuse d'espoir pour l'humanité ! Et 40 ans est encore un bon âge pour changer de métier !

Si vous voulez en discuter plus en détail, utiliser le formulaire de contact http://www.3atp.org/Contactez-l-association que je puisse vous joindre directement pour convenir d'un rendez-vous téléphonique.

Je reste à votre écoute en cas de besoin.
Cordialement,
Denis

#25 Re : REFIXAGE » Refixage sur une peinture acrylique » 08-01-2022 09:36:00

Bonjour,

N'étant pas spécialiste de la restauration d'acrylique, j'ai demandé des renseignements sur le sujet.
Je ne pense pas que l'eau soit rédhibitoire, sinon qu'un tableau ayant eu un dégât des eaux reste a priori sensible à l'eau.

Les fixatifs que vous nommer sont apparenté à des acryliques, il devraient donc être compatibles. Vous pouvez aussi vous tourner vers la BEVA 371 ou, pour un refixage généralisé par le dos, vers le Klugel G (très efficace mais irréversible).

Dans tous les cas (sauf le Klugel), vous pouvez tester les différentes résines. C'est surtout le test de chaleur qui vous donnera une première orientation.

Dès que j'ai plus de renseignement, je reviens vers vous.
Cordialement,
denis

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