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Bonjour,
Je possède une huile début 20ème que j'ai fait restaurer en début d'année par un allègement du vernis ancien, mais pas celui d'origine car trop mélangé avec la matière picturale selon la restauratrice, et par un retrait de certains repeints huileux en périphérie et de mastics débordants. La restauratrice m'a indiqué qu'elle avait l'impression qu'il s'agissait peut-être d'une chromolithographie rehaussée en raison de l'effet de transparence et d'autre part elle n'arrivait pas à s'expliquer ces reliefs nombreux dans le centre essentiellement du tableau.
Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider si je vous adresse des clichés pris en rasante et en uv et en rx, ainsi qu'au microscope x200.
Pour ma part je suspecte la présence d'un papier velin ou autre qui pourrait être à l'origine de ces reliefs inexpliqués.
Avec mes remerciements anticipés.
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Bonjour,
Je crains qu'il soit difficile de par l'UV ou le microscope en image de face de pouvoir déterminer si vous êtes sur une chromolithographie ou non.
Une précision : c'est une huile sur toile ou sur papier ?
Si c'est une huile sur toile, lors de l'élimination des surpeints, y avait-il des lacunes et si oui, avez pu prendre au microscope des images de la stratigraphie ?
Je vous contacte par message pour mettre en ligne vos images.
Cordialement,
Denis
Plus on est patient, moins la mort se presse.
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Bonjour,
C'est une huile qui a fait l'objet d'un rentoilage et certainement avec la mise en place de bandes de renfort en toile de lin sur tout le pourtour.
Voici quelques photos (rasante, uv, ir, rx et microscopes)
Avec mes remerciements anticipés.

Lumière rasante

Ultraviolet

Ultraviolet

Infra-rouge

Rayon X (face)





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Bonjour,
Pour précision. Si c'est un rentoilage qui a eu lieu, c'est-à-dire soit à la colle de pâte, soit à la cire résine, cette opération entraine une imprégnation complète du support initial et donc la traversée de toutes les couches par les adhésifs.
Si c'est bien une chromolithographie je crois (mais il faudrait voir avec des experts) que le procédé était sur papier et le papier aurait été marouflé sur toile et dans ce cas, un rentoilage colle de pâte aurait entrainer une réaction "violente" avec le papier et je ne sais pas si un rentoilage cire-résine aurait fonctionné...
Par contre, la restauratrice a peut-être fait un doublage à base de résine thermoplastique qui n'entraine pas d'imprégnation, mais est juste une "colle contact" entre les deux toiles, voire avec un intissé entre les deux et donc deux couches d'adhésif.
D'un autre côté, la déformation importante pourrait effectivement s'expliquer par celle d'un papier collé sur la toile... mais ce serait étonnant que la restauratrice ne l'ait pas vu !
Pouvez-vous savoir quel type de rentoilage ou de doublage a eu lieu ?
De mon coté, j'essaie de me renseigner.
Plus on est patient, moins la mort se presse.
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Bonjour,
Le rentoilage avec de la toile de lin date de la fin des années 1970 d'après la restauratrice.
Bien à vous.
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Ce n'est donc pas elle qui l'a fait !
OK. Je continue quelques recherches.
Plus on est patient, moins la mort se presse.
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La RX face est un cliché IR et le RX verso et un bien un cliché RX mais face.
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La RX face est un cliché IR et le RX verso et un bien un cliché RX mais face.
C'est corrigé.
Plus on est patient, moins la mort se presse.
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La matière picturale est très fine et réalisée par couches successive (glacis).
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J’opterais plus pour un procédé de phototypie qui répond assez à ce type de technique et de dégradation.
Le papier albuminé permettant le tirage photographique qui est repris ensuite en peinture à du se déformer après son marouflage sur la toile.
Dans les années 70 un doublage a surement permis une remise à plat temporaire, mais sans refixage et consolidation le papier c'est re-déformé étant particulièrement sensible aux variation hygrométrique et plus globalement à l'humidité.
Je viens de lire un dossier technique sur une telle restauration... et encore, pas de doublage avant (ce dernier complexifiant l'intervention car devant être supprimer pour travailler la remise à plat et la consolidation)... bref, c'est particulièrement complexe !
Je vois si je peux trouver des indices confirmant cette hypothèse.
Plus on est patient, moins la mort se presse.
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D'après la restauratrice il s'agirait d'une technique mixte huile/térébenthine/aquarelle
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C'est tout à fait le type de techniques qui était utilisé pour recoloriser des photypies.
Plus on est patient, moins la mort se presse.
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Mais le dessin sou-jacent au fusain ou l'encre avec ses repentirs qui apparaît en IR, n'est pas en contradiction avec l'hypothèse d'un procédé de phototypie ?
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Il faudrait être sûr que c'est bien un fusain... la photo envoyée est petite mais effectivement, si ce n'est pas une photo noir et blanc, et bien du fusain, nous ne sommes pas sur de la phototypie.
Et en regardant de plus près (mais l'image pixelise en l'agrandissant) c'est vrai que cela fait plus dessin que photo...
Dans ce cas, et sans parler de chromolithographie on pourrait juste avoir un dessin marouflé sur toile et colorié à l'aquarelle et à l'huile. La chromolithographie avait pour but de faire des tirages couleur, aussi à quoi bon utiliser cette technique pour du noir et blanc repris après ?
Il faudrait faire des prélèvements avec analyse chimique pour être certain...
Envoyez-moi par email la photo IR en plus grand au cas où.
Bonne journée.
Plus on est patient, moins la mort se presse.
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Bonjour,
Bien reçu les images en grand.
Vous avez raison, ce n'est pas une photo. Aussi, je pense que ce n'est pas non plus une chromolithographie pour les mêmes raisons de repentir.
Je crois que c'est un dessin sur papier, marouflé puis peint (peut-être aquarelle et huile il faudrait faire des tests).
Un tableau qui va être très difficile à restaurer !
Je vous ai envoyé l'autre jour l'adresse du site de l'atelier (à Paris) d'où est issue notre association... voyez avec eux ce qu'il est possible de faire.
Je reste tout fois à votre écoute en cas de besoin.
Bonne fin de semaine.
Plus on est patient, moins la mort se presse.
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Bonjour,
Je vous remercie pour votre retour.
C'est l'observation de l'IR que vous laisse penser à un dessin sur papier ou d'autres indices ?
En tous cas merci pour vos observations et votre aide.
Je vais contacter à la rentrée l'atelier sur Paris de votre part.
Cordialement.
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L'image IR montre qu'on est plus certainement sur un dessin que sur une photo et les déformations en lumière rasante semblent plus être des déformations de papier que de toile.
Si ce n'est pas une photo la question serait de savoir pourquoi si c'est une impression couleur celle-ci aurait été retouchée à l'aquarelle et à l'huile.
J'ai fait quelques recherche sur la signature et ne trouvant rien par moi-même j'ai interrogé Gemini, en lui faisant une description précise du tableau, tant de ce qu'il représente que dans les problèmes structurels, qui m'a donné trois hypothèses :
1. La piste d'un pseudonyme d'artiste
La fin du XIXe et le début du XXe siècle ont vu émerger une multitude de peintres, d'illustrateurs et de caricaturistes parisiens gravitant autour des cabarets, des revues de presse satiriques (comme Le Chat Noir ou Le Rire) et des salles d'opéra. Beaucoup utilisaient des pseudonymes courts ou des anagrammes pour signer leurs œuvres de genre sans utiliser leur nom académique officiel.Le terme « Dure » fait un écho direct au monde difficile de la danse à l'époque (une réalité sociale violente souvent thématisée par les artistes post-impressionnistes). Il n'est pas exclu que l'artiste ait choisi ce mot comme un pseudonyme volontaire.
2. L'attribution à un « Petit Maître » ou élève d'atelier
La composition s'inspire très fidèlement du cadrage moderne introduit par Edgar Degas : une vue panoramique plongeante, des ballerines en pleine préparation (l'une penchée en avant pour ajuster ses chaussons, une autre réajustant son tutu ou son corsage). Dans les années 1890–1920, les élèves des académies libres (comme l'Académie Julian ou l'Académie Colarossi) et les artistes de Montmartre copiaient énormément les maîtres reconnus. « Dure » peut être le patronyme exact d'un artiste régional ou d'un peintre répertorié comme un « petit maître » de l'école française, dont la cote sur le marché de l'art reste très confidentielle.
3. L'hypothèse de l'étude préparatoire ou de la copie d'époque
Le fait que la technique soit mixte (dessin sur papier rehaussé à l'aquarelle et à l'huile) et le support complexe indiquent qu'il ne s'agit pas d'un tableau d'apparat académique, mais plutôt d'un travail de recherche ou d'atelier. Il arrivait que des collectionneurs ou des copistes fassent maroufler des études sur toile au début du XXe siècle pour leur donner l'apparence d'un tableau de galerie. La signature peut dans ce cas être celle du copiste.
L'hypothèse 3 me semble assez plausible...
Plus on est patient, moins la mort se presse.
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