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Bonjour
je suis en pleine réorientation professionnelle. Avant d'envisager une formation en restauration de tableaux et d'objets d'art, je souhaiterais en savoir plus sur l'activité en France ou du moins dans vos régions (en bref j'établis une étude de marché afin d'obtenir un dossier solide auprès de France Travail et de la chambre des métiers et de l'artisanat)
Est-ce que certains d'entre vous accepteraient de me partager leur expérience professionnelle quelle qu'elle soit : le type de clients (particuliers, pro) et leurs attentes, ce qui est le plus demandé. Ce qui marche ce qui marche moins selon vous. Ainsi que les difficultés rencontrées mais aussi les bonnes surprises ou les intuitions confirmées. Le coût d'une prestation moyenne et/ou mieux un CA serait un plus pour me permettre d'effectuer une moyenne.
Enfin pourriez-vous m'indiquer le coût d'installation matériel d'un atelier de restauration?
Beaucoup de questions pour baliser un chemin qui n' est encore qu'une esquisse.
Un immense merci à vous qui me répondrez,
A très bientôt
Soizic
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Bonjour,
Cela fait un certain temps que je ne pratique plus, mais restant au contact du métier je peux peut-être vous donner quelques indications.
Déjà, il commence a y avoir un certain nombre de professionnel·les et il convient de commencer par étudier si vous avez de la concurrence ou pas dans le secteur où vous voulez vous installer.
Ensuite il faut savoir que les institutions type Monuments historiques, service du patrimoine, musées... ont pour la plus part du temps déjà des professionnelles avec lesquelles ils travaillent et sont plutôt frileux quant à en utiliser d'autres surtout si vous n'avez pas un diplôme béton.
Il faut savoir aussi que le délais de paiement est plutôt désagréable.
Pour avoir pris le statut d'artisan à l'époque, je vous le déconseille. Il coute cher et n'apporte rien de particulier. En un premier temps, l'auto entreprise est plutôt la solution, sauf si vous avez un investissement initial important auquel cas il vaut peut-être mieux envisager un autre statut.
Le coût d'installation d'un atelier dépend du niveau d'analyse scientifique que vous voulez y mettre. À vu de nez, mais il faut faire des devis, je pense qu'avec 10000 euros vous pouvez faire quelque chose de correct (hors analyse infra rouge ou radio), peut-être moins.
Vous pouvez aussi envisager une activité parallèle comme donner des cours (dessin, peinture, accompagnement à la restauration de tableau...). C'est une source de revenu à ne pas négliger si vous avez un tant soit peu la fibre pédagogique.
Je vous contacte en message privé pour le reste et reste à votre écoute ici.
Plus on est patient, moins la mort se presse.
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Salut Soizic, j’pense que ça dépend vraiment de la région et du type de clientèle. Perso j’ai un pote qui bosse un peu dans la restauration d’objets d’art et il m’a dit que la plupart du temps c’est des particuliers, parfois des galeries ou des musées, mais c’est plus rare. Les tableaux, les meubles anciens et les petits objets décoratifs partent bien, les trucs très abîmés moins. Niveau tarifs ça varie beaucoup selon la pièce et le travail, mais j’ai entendu parler de 100 à 500€ pour une restauration classique, et pour lancer un atelier faut compter plusieurs milliers d’euros juste pour le matos de base et la pièce dédiée. Après c’est un domaine où le bouche-à-oreille compte beaucoup, donc faut être patient.
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Bonjour Soizic
Les basiques d'abord, un petiti tour d'horizon "stratégique" : les opportunités et les menaces du domaine d'activité qui vous donneront une idée des facteurs à maîtriser pour y sur (vivre) . Puis un bilan de vos forces et vos faiblesses pour un bilan forcément contrasté de vos chances de traverser la banquise des premiers temps. Bien sur, en amont de cela, vos objectifs (de vie, de revenu, d'être et d'avoir ;-) en quelque sorte.
Vous trouverez des explications et guides approfondis en recherchant l'acronyme SWOT sur le net.
Un ingrédient majeur reste la détermination et la capacité à tenir dans les débuts. Un autre souvent oublié est votre énergie et votre capacité à aller chercher des "missions" (développer un réseau, prospecter des clients directs et indirects, créativité "commerciale", établir et soutenir à long terme sa légitimité, etc). Dans les "small businesses", c'est un facteur clé de succès qui en compense bien d'autres). Un dernier avis par rapport à la concurrence toujours présente : construire avec plutôt que contre, augmenter la taille du "gateau", plutôt que de réduire celle des autres. Tisser des liens, des échanges, des collaborations, etc. A vous de jouer
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